Le jeu est testé en version Nintendo DS
Vous commencez le jeu en incarnant un jeune garçon; ou une jeune fille (et oui, on a le choix !) qui s'entraine sans relâche car cet être est reconnu comme l'élu qui devra un jour sauver le monde. Alors la, vous vous dites surement: « Ouai, encore un RPG au scénario banal, où on va se faire des nouveaux alliés on ne sait comment et qui vont nous suivre aveuglément pour aller buter un gros vilain ». Et bien oui, mais sous ces airs austères se cache une particularité faisant tout le charme de Dragon quest IV. Vous incarnerez un par un tous les personnages; ainsi vous connaitrez intimement celui ci, son histoire, son intérêt à se joindre à d'autres et d'aller à tel endroit etc… Tous ces héros ne sont donc pas des coquilles vides (Dragon quest IV est le premier RPG à donner une réelle âmes aux personnages et quasiment Final Fantasy IV reprenant ensuite cette idée en ajoutant une dimension mélodramatique) et ainsi, on peut dire qu'il y a plusieurs scénarios inclus dans une histoire globale. Le jeu est divisé 4 chapitres décrivant chacun de vos personnages annexes puis un cinquième où vous vivrez la “vrai” aventure dans la peau du héros. Alors, toujours aussi banal comme RPG ?
Pour ce qui est de la traduction française, elle est de bonne qualité; comme toujours pour un Dragon quest, retranscrivant parfaitement l'humour et l'humeur de l'univers.
Un des points fort du jeu; les personnages sont en 2D certes, mais le décors est entièrement en 3D, avec la possibilité de tourner la caméra comme on le souhaite autour de nous. C'est un rendu assez bluffant pour de la DS, même si bien sûr, cet énorme travail laisse visible quelques pixels. De plus, quelques ralentissements sont à déplorer dans une ou deux villes un peu trop peuplées. Les différents lieux sont très colorés, éclatants sous le soleil, mais l'obscure et la dévastation sont aussi de la partie là où on les attends.
Le character design est comme à son habitude très bon, signé Toriyama (un jour, il devrait tout de même faire autre chose que de nous ressortir ses bonnes vieilles planches d'un carton que l'on ne connait que trop bien…). Les animations lors des attaques sont courtes mais très bien réalisées.
Les musiques et les bruitages sont bons et agréable à l'oreille. Sans cela, le jeu serait un peu mou. (Essayez de coupez le son lors des combats ! Vous verrez c'est bluffant…)
La durée de vie est correcte. Il faut compter environ une quarantaine d'heures pour finir tranquillement le jeu. Mais la quête ajoutée pour la version Playstation et DS du jeu venant s'intercaler à la suite de la fin principale du jeu rallonge de quelques heures la durée de vie; et ça en vaut le cout!
On se lasse assez difficilement du jeu, tant que le besoin de faire du level up ne se fait pas sentir.
De ce coté la, on retombe dans du RPG classique. Vous avez des combats aléatoires, que ce soit sur la carte ou dans les différents lieux hors villes.
Les combats sont au tour par tour, mais il sera cependant nécessaire de connaître la vitesse de vos personnages pour savoir qui effectue une action en premier. Les combats se déroulent à la première personne: on ne voit que l'ennemi. Lors des combats, vous aurez le choix entre l'attaque, l'utilisation de magie, la défense, l'utilisation d'objets, et la fuite. Les magies se gagnent progressivement en montant de niveau. Simple, efficace et qui ne prend pas la tête.
Bien entendus, il faudra faire attention à ne pas laisser certain de vos personnages à la traine. Des phases de level up sont donc indispensables, surtout que les personnages ne participants pas aux combats ne gagne pas un seul point d'expérience, sauf aux moments où vous pouvez changer à tout moment vos personnages et ce même en combat (la carte et certains donjons).
Attardons nous sur l'inventaire. Chaque personnage a son inventaire personnel et limité en emplacements; donc pas d'inventaire en commun. De plus, l'équipement d'un personnage devra obligatoirement se trouver dans son inventaire, ce qui réduira l'espace disponible. Il faudra donc bien réfléchir à la répartition des objets pour ne pas se retrouver dans des situations difficiles (imaginez qu'un de vos personnages meurt et qu'il portait tous les objets pouvant ressusciter…). Mais un chariot vous suivra tout le long de votre aventure; celui ci peut stocker un nombre illimité d'objets, mais cet inventaire est indisponible lors des combats. De plus vous pouvez modifier votre équipement en plein combat (sans perdre de tour), ceci est à double tranchant car si vous disposez de beaucoup d'équipement vous risquer d'avoir de moins en moins de place pour un objet de soin, par exemple.
Dans sa globalité, c'est une très bonne jouabilité; le jeu est très simple à prendre en main, la 3D ajoute dans les villes et donjons plus de possibilités. Mais les joueurs expérimentés en RPG y trouverons aussi leur compte, car bien sur, il y a bon nombre de subtilités. De plus, le jeu en lui même est captivant, avec ses énigmes complexes et ses donjons immenses.
Vous pouvez avec le wifi chercher de nouveaux habitants pour votre ville. Ce mode est pour moi inutile; car pour amener des habitants, vous devez croiser quelqu'un qui fait la même chose que vous. Vous risquez alors d'attendre pendant quelques heures, pour parfois aucun résultat…
Il est agréable de voir venir sur DS un Dragon quest pour la première fois en français et pour notre grand plaisir amélioré. Bien qu'étant ancien de par sa première sorti, Dragon quest IV n'a pas prit une ride; un jeu aussi bien pour les débutants que pour les joueurs confirmés, il saura combler toutes les attentes: a découvrir pour toutes ces qualités ou à redécouvrir de par ses nombreuses améliorations.